top_left
top_right
 
logo_elpe
logos_partenaires

Cette 12ème édition d'En Ligne Pour L'Emploi est maintenant terminée. Nous vous donnons d'ores et déjà rendez-vous du 21 au 25 mai 2012 pour la prochaine semaine de l'emploi sur Internet. Revivez vos échanges en direct avec les recruteurs et les meilleurs experts en consultant toutes les vidéos et les transcripts des chats, ainsi que les résultats de notre baromètre du bonheur au travail.

Video

La 12ème édition d'En Ligne Pour L'Emploi est terminée, mais quand c'est fini, ça recommence !

Nous vous donnons rendez-vous en mai 2012 pour la prochaine semaine du recrutement sur Internet.

Revivez l'intégralité de vos échanges avec nos invités en consultant les vidéos et les transcripts des chats.

http://www.nosquartiers-talents.com/
Jeudi 13 à 10h00

Kadija James, Directrice Générale Adjointe de Nos Quartiers ont des Talents
Son objectif : mettre en relation les entreprises qui recrutent et les jeunes diplômés issus des quartiers populaires.

chat_type_video

Secteur d'activité :
Association pour l'égalité des chances
Effectif France :
--
Postes à pourvoir :
--
Site internet
Déposez votre CV
Nos Quartiers ont des Talents, est une opération qui offre ses services aux entreprises, fédérations et institutions soucieuses de découvrir de nouveaux talents et d'inscrire dans leurs actions une démarche éthique de valorisation de la diversité. C'est une façon simple et concrète de faciliter les échanges entre jeunes diplômés, cadres et chefs d'entreprises. Nos Quartiers ont des Talents permet aux entreprises de découvrir des candidats diplômés Bac+4 minimum, âgés de moins de 30 ans, souvent absents des circuits traditionnels de recrutement. Nos Quartiers ont des Talents organise les 2èmes Rencontres Nationales les 14 et 15 décembre, au Carrousel du Louvre. Pour en savoir plus, venez poser toutes vos questions en direct à la directrice générale adjointe Kadija James. À vos claviers !
 


Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue sur En Ligne Pour l'Emploi. Nous avons le plaisir d'accueillir Kadija James Nos Quartiers ont des Talents.
Kadija James : Bonjour à tous.

Lilas : Bonjour ! Pouvez-vous nous décrire ce qu'est votre association Nos Quartiers ont des talents ?
Kadija James : Nos quartiers ont des talents est un dispositif de promotion d'égalité des chances, il accompagne des jeunes diplômés de niveau Bac+4 et plus, issus de quartiers populaires. Nous proposons un système de parrainage, par des cadres supérieurs et des chefs d'entreprises en activité. Par exemple, Monsieur Oudéa, Directeur Général de la Société Générale, mais également le PDG de Disney, le DRH d’Orange... C'est vraiment du top niveau en termes d'encadrement. Ce sont des professionnels de haut niveau qui se rendent disponibles pour nos candidats.



Mingo : Bonjour Madame. Quel est votre parcours ? En quoi consiste votre poste de directeur générale adjointe ?
Line : Bonjour Madame James, quel a été votre parcours pour vous retrouver DG A de NQODT ?
Kadija James : J'ai une formation de juriste, avec une spécialisation en droit social suivi d'un DESS RH. Les problématiques liées aux relations humaines m'ont toujours beaucoup intéressé. Je suis passée par un cursus universitaire, puis j'ai passé deux ans et demi à l'étranger (au Mexique et en Grande-Bretagne). De retour en France, j'ai été confronté à ces difficultés de ne pas avoir de réseau, de ne pas être retenue par les entreprises alors qu'on s'est donné les moyens d'avoir le choix dans ma carrière professionnelle. J'ai eu cette proposition via Pole Emploi qui m'a informée du dispositif. J'ai été rapidement mise en contact avec un parrain, et tout est allé très vite. On oublie qu'il y a des codes de l'entreprise qu'on n'a pas encore forcément acquis. Mon parrain m'a aussi redonné confiance, après plusieurs refus, j'avais tendance à me dévaluer, en m'orientant vers des offres qui ne correspondaient pas à mon niveau. Le parrain m'a encouragé et m'a orienté vers des pistes d'améliorations. Le fait d'avoir ce professionnel qui vous donne les bonnes pistes et qui vous explique la réalité du marché. J'ai fini par accumuler les entretiens, j'ai eu 3 propositions, et finalement j'ai choisi Nos quartiers ont des talents. Ayant vécu cette situation, je me suis dit que c'était une belle aventure à tenter. Cela fait maintenant 4 ans que j’ai intégré ce dispositif, et aujourd’hui, je ne m'en lasse pas. C'est vraiment un épanouissement au niveau professionnel et personnel. On a vraiment la sensation de se battre pour quelque chose, et quand on a les témoignages des jeunes et des parrains, cela réconforte. On se rend compte qu’on arrive à faire bouger les choses. Nos ambitions sont grandes. Nous développons des choses au quotidien pour pouvoir accueillir un nombre grandissant de jeunes et de parrains.

Passo : Dans quels quartiers agissez-vous ?
Kadija James : Actuellement nous sommes ouverts sur 4 régions : l’Ile-de-France, Rhône-Alpes, l’Aquitaine et Midi-Pyrénées. Nous allons aussi ouvrir dans beaucoup d'autres régions en 2012. On couvre l'ensemble des départements de ces régions. On accueille les jeunes qui résident dans des communes dites quartiers populaires. Les jeunes n'ont qu'à venir directement nous voir en s'inscrivant directement sur le site de Nos quartiers ont des Talents : www.nosquartiers-talents.com. On revient ensuite vers lui si on a un doute ou pas. On est dans une notion élargie d’une commune en intégrant un quartier populaire. Le principal est de dire au jeune de venir nous voir d'abord, et on lui dira ensuite si on peut l'aider ou non.

Dioud : Vous venez de parler du parrainage. En quoi consiste exactement le rôle de parrain ??? Ces top managers ne doivent pas avoir beaucoup de temps à vous consacrer, si ?
Kadija James : Contrairement à ce qu'on pourrait penser, on avait peur que le temps mis à disposition du jeune ne soit pas suffisant. Mais il n'y a pas de règles. Chaque parrain aménage son temps comme il le souhaite en accord avec le jeune. Nous les mettons en relation et c’est aux jeunes de contacter leur parrain sous 15 jours pour établir le lien. Ils se rencontrent donc une première fois, puis ils créent leur rythme comme ils le souhaitent, par téléphone, par mail ou par des rendez-vous hebdomadaires. La fréquence est définie d’un commun accord entre le parrain et le filleul. Les jeunes sont motivés pour trouver un emploi, et les parrains et marraines sont dans le même état d'esprit. Ils sont bénévoles et par conséquent très volontaires dans leur démarche. Dès qu'ils décident de prendre en main un jeune et de l'accompagner, ils le font de manière très concrète. Ils jouent vraiment le jeu, je pense notamment au Directeur Général de Volkswagen qui y a vraiment vu un engagement autant personnel que professionnel. Un parrain suit en général un filleul. On en a certains qui en prennent deux parce qu'ils le demandent, et qu'ils en ont la possibilité et la disponibilité. On explique bien aux jeunes que le parrain n'est pas le recruteur. On fait tomber les barrières, le parrain n'aura pas l'œil du recruteur dès la première rencontre. Le jeune doit y aller avec une autre appréhension. On explique également aux parrains qu'ils ne sont pas contactés pour être recruteurs. Pour autant, si le parrain a un filleul qui correspond à un vrai besoin dans l'entreprise, on ne va pas l'en priver. C'est une création d'opportunités, mais ce n'est pas l'objectif premier. On souhaite avant tout un échange.

stef72 : J'ai pas de diplômes. Vous aidez que les jeunes qui ont des diplômes ? J'habite à Aulnay…
Kadija James : A l'origine, nos co-fondateurs voulaient amener cette égalité des chances à un haut niveau. Car, aujourd'hui, il n'existe pas de structures spécifiques à ces talents-là. Ils ont fait ce choix là qui répondait à une problématique en termes de diversification. Donc, on a cette spécificité pour les jeunes diplômés de Bac +4 et plus, car il existe de nombreuses autres associations pour les jeunes sans diplômes. Dirigez-vous vers votre mission locale.

Max : Il y a des offres d'emploi sur votre site ?
Kadija James : Non, pas en direct. On répertorie selon les besoins de nos entreprises partenaires selon les postes qu'elles ont à pourvoir, et on les diffuse auprès des jeunes qui sont inscrits. En revanche, on est en train de travailler sur la refonte de notre site, a priori accessible d'ici deux à trois semaines. Les jeunes auront la possibilité de voir les offres postées par nos partenaires, et inversement les entreprises pourront consulter les CV de nos jeunes. C'est un service que l'on propose en parallèle. On a toujours été dans cet accompagnement-là. Le jeune est au centre de sa recherche, et s'ils y arrivent, c'est principalement grâce à eux. On propose des rencontres en entreprises, des journées découvertes... Toute une série d'événements pour pouvoir avoir accès à d'autres secteurs et rencontrer d'autres recruteurs...

suzie : Bonjour, avec quelles entreprises travaillez-vous? Vous avez le droit d'en citer quelques unes ?
Kadija James : Si vous allez sur notre site, www.nosquartiers-talents.com, vous verrez un grand nombre d'entreprises partenaires aussi bien pour le parrainage, les offres d'emplois... Le parrainage chez nous est piloté en interne dans l'entreprise en général par le responsable RH et Diversité... On contacte en général d'abord une entreprise qui nous met en relation avec des tops managers, mais on a aussi des parrains qui viennent directement vers nous et mettent rapidement l'entreprise dans la boucle. C'est plus évident pour nous de doubler notre nombre de parrain, quand il y a une mobilisation interne dans l'entreprise. Nous travaillons avec Orange, BNP, Lagardère, Siemens, Société Générale, Volkswagen, Coca Cola… Vous avez le listing sur notre site www.nosquartiers-talents.com. On ne fait aucune discrimination au niveau des formations. On s'ouvre à tous les secteurs.

Etrat : Moi je voulais savoir en quoi allaient consister les rencontres nationales que vous organisez sur paris mi-décembre? Est-ce qu'il s'agit d'entretiens d'embauche avec les entreprises partenaires ou simplement d'une prise de contact merci...
Kadija James : Les 13 et14 décembre, nous allons mettre en place nos deuxièmes Rencontres Nationales. Vous avez toutes les informations sur notre site. Sur la 1ère journée, l'objectif sera de mettre en relation les étudiants en Master 1 et 2 et les entreprises, puis, la deuxième journée concernera les étudiants de toutes années confondues. L'idée c'est de pouvoir se dire qu'on va rencontrer des décideurs qui sont sur place. L'année dernière, on avait encore de personnalités de top management qui étaient présentes pendant deux jours pour prodiguer des conseils, faire découvrir les métiers de demain... C'est important ! Chaque entreprise vient avec ses besoins en stage, en contrat d'alternance... Et donc pour le jeune, c'est un moyen comme un autre de pouvoir commencer à développer son réseau, ce qui n'est pas forcément évident quand on est à l'université. Cela permet aux jeunes de développer leur réseau, de créer des échanges informels. Moi je n'avais jamais vu de salons de ce type-là avec des managers de si haut niveau, et des échanges aussi simples. Par exemple, l'année dernière, Carrefour avait pris en une journée, plus de 100 profils qui les intéressaient vraiment. Ils étaient ravis. Cela se passera au Carrousel du Louvre. On n'est pas sur des stands, mais sur des espaces dédiés pour que les entreprises reçoivent vraiment les jeunes, comme ils recevraient des clients. Le jeune doit ressortir de cet événement en ayant pu avoir des réponses à toutes ses questions, compilé des bons contacts... On organise également des mini-séances plénières sur différentes problématiques et thématiques qui peuvent répondre à des besoins du marché.

mamoutou : Quel retour vous avez des recruteurs sur l'intégration de ces candidats issus des quartiers populaires ?
Kadija James : C'est très positif. Nous avons des retours à la fois des recruteurs et des recrutés. On est en train de mettre en place un club des jeunes pour que ceux qui sont sortis du dispositif puissent partager leur expérience avec les nouveaux inscrits. Ce qui ressort vraiment c'est que ces jeunes-là sont très investis, et quand ils trouvent une entreprise qui leur offre un poste qui leur correspond, ils se donnent vraiment au maximum. Donc, c'est vraiment du gagnant-gagnant, que ce soit du côté des jeunes, ou du côté de l'entreprise.

Pinta : Je voudrais savoir si vous militez en faveur du CV anonyme ?
Kadija James : Moi non plus a priori. Je ne suis pas très favorable au CV anonyme. On peut enlever les principales caractéristiques, mais quoiqu'il arrive, quand on décortique bien un CV, on peut l'orienter sur des profils précis. Nous, ce sur quoi on milite, c'est de dire aux entreprises que les jeunes qui sont inscrits chez nous ont de réelles compétences, de réels talents, et il n'y a pas à aller au-delà. Cacher ou se cacher ne fera pas évoluer les choses. Il faut au contraire mettre en avant tous les petits boulots qui ont été faits, il n' y a pas de mauvaises expériences, le tout est de bien mettre toutes les expériences en valeur. Il faut mettre en avant toutes ses compétences. Si le jeune correspond vraiment au besoin du marché, il sera pris.

Merci beaucoup Kadija James, le mot de la fin ?
Kadija James : N'hésitez pas à venir vous inscrire dans notre dispositif. On a des résultats très probants, plus de 75% des jeunes ont trouvé un emploi à la hauteur de leurs qualifications. C'est entièrement gratuit. Et rejoignez-nous au Carrousel du Louvre, les 13 et 14 décembre. Je vous invite à consulter régulièrement notre site, www.nosquartiers-talents.com, pour avoir plus d’infos. Merci à toutes tous pour vos questions.

 

 

 

 

titre_reseaux_sociaux

reseaux_sociaux

 

titre_demandez_le_programme

Recevoir le programme des chats :

 

titre_votreavisnousintresse

jaime_jaimepas

 

 

titre_enqueteopinionway

Découvrez les résultats de notre enquête sur le bonheur au travail réalisée avec OpinionWay et 20minutes.fr.
Lire l'enquête